Petite, je vivais dans un immeuble HLM qui n’était pas aux normes de sécurité. Un soir de juin 2008, alors que je regardais la télévision dans le salon, j’ai entendu des hurlements dans la cage d’escalier. Je suis sortie pour aller voir.
Avec ce premier film, Marine Mabila nous partage un drame personnel longtemps enfoui, à la fois intime et politique. Avec sa caméra mini-DV, elle filme des paysages urbains et tente de recoller ses souvenirs. Les images soulignent le dénuement du paysage HLM français, les tonalités pâles, le gris des tours évoquent une intemporalité où les enfants seuls déambuleront toujours désœuvrés sur le bitume poussiéreux. La cinéaste nous livre une mise en scène pénétrante des quartiers populaires. En s’attaquant à la banalisation du drame dans les milieux précaires, elle met en lumière la violence structurelle des conditions de vie de ces territoires, hostiles à l’enfance. Par sa sobriété et la justesse de son regard, ce film s’impose comme une œuvre politique nécessaire, bouleversante et lucide. — Romane Oddon
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Jeudi 9 octobre à 19:00 - Christine Cinéma Club Réserver
Programme 1
Présenté par les cinéastes. Suivi d'un débat
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Camille Vigny
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Histoire de mon pays d’enfance
Marine Mabila
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Anastasiia Falileieva
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Le jour commence au bord de la nuit
Laura Garcia
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Clément Herbert