Après avoir enduré de nombreuses décennies de contrariétés, John Smith admet enfin que posséder le nom le plus commun du monde anglophone a eu un impact négatif sur sa perception de lui-même.
John Smith — invité d’honneur de la 3ème édition du festival — est sans nul doute le plus « jeune » des cinéastes « chevronnés ». Chacun de ses nouveaux films a la candeur, la fraîcheur, la radicalité et la férocité d’un premier geste de cinéma, financé et modelé par son seul auteur. Being John Smith, son court métrage le plus frontalement autobiographique, est aussi le plus désespéré, sans rien perdre de la malice propre à une œuvre de plus de cent titres. Ici, ses réflexions sur l’anonymat (peut-on devenir célèbre avec un nom aussi commun que John Smith, caché parmi des millions d’homonymes ?) introduisent celles d’une eschatologie du cinéma : que reste t-il d’un réalisateur et de la mémoire de sa production, passée la fin de l’humanité ? Une voix, des photos de famille et quelques prophéties proférées sur fond noir composent la structure de cette profusion d’images mentales, venues de guerres séculaires ou d’un futur incertain, interrogeant le devenir d’une époque comme celle de la pérennité du cinéma. Alors s’il n’y a plus de postérité des images, puisqu’elles ne « serviront pas aux cafards » (pour citer un oracle du film), il y a ces mots écrits sur fond noir : Stop Genocide in Gaza. Et ils continueront de faire sens pour ceux qui, autant qu’il leur sera permis, continueront de produire des images. — Charles Herby-Funfschilling
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Samedi 11 octobre à 16:00 - Christine Cinéma Club Réserver
Programme 3
Présenté par les cinéastes. Suivi d'un débat
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John Smith
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Claire Barnett
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Titouan Ropert
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Sécurise tes images : détruis-les
Lory Glenn